L’automatisation de la RH : un film d’horreur pour les entreprises ?
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L’automatisation de la RH : un film d’horreur pour les entreprises ?

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L’automatisation de la RH : un film d’horreur pour les entreprises ?

December 02, 2016 Corinne Bidallier

« Il vit !! » s’écrie Viktor Frankenstein dans son laboratoire lorsqu’il parvient enfin, à grand renfort de chocs électriques, à donner vie à sa créature. Cette sombre cérémonie du réveil n’est apparue que dans la fameuse adaptation cinématographique du roman de Mary Shelley, dans laquelle Boris Karloff incarne le monstre. Dans l’œuvre littéraire, lorsque le fruit de ses efforts prend forme devant ses yeux, le docteur d’origine suisse reste sans voix, saisi d’effroi et de dégout. En vérité, le roman de Mary Shelley n’était pas tant un roman d’horreur qu’une allégorie de la révolution technologique, avec ses promesses mais aussi ses dangers et les craintes qu’elle suscitait.

L’Industrie 4.0 n’est pas une expérience dont on aurait perdu le contrôle

Le rythme effréné des changements est aujourd’hui encore un facteur intimidant pour beaucoup de monde. Ceci explique peut-être pourquoi si nous sommes capables de partir à la conquête de l’espace, nous avons toujours un mode de fonctionnement préhistorique au bureau. Il a fallu longtemps pour qu’Excel et Power Point deviennent incontournables dans les présentations au sein des entreprises. Mais aujourd’hui qu’ils ont acquis leurs lettres de noblesses, ils sont déjà dépassés. La 4ème Révolution Industrielle transforme le monde du travail.

Mary Shelley n’explique pas vraiment, dans son roman ce qui décide Frankenstein à tenter cette folle expérience. Mais on peut imaginer ce qu’il aurait fait de sa création si celle-ci s’était révélée plus sociable. Puisqu’il n’avait pas d’homme de main corvéable à merci, il aurait probablement mis son monstre à son service et l’aurait traité comme son employé…

Les salariés sont des consommateurs, pas des hommes de main dénués de raison !

Même aujourd’hui, certains managers semblent considérer que les salariés sont des robots sans volonté propre. Et pourtant les salariés sont bien plus que des rouages dans une machine sans âme. A l’instar de leurs clients, les dirigeants et les experts en RH commencent doucement à considérer les salariés comme des consommateurs et à prendre en compte leurs attentes individuelles. Cette perception a des répercussions immédiates sur la performance des employés et, donc de l’entreprise en général. C’est ce que confirme une étude IDC réalisée en collaboration avec Cornerstone OnDemand portant sur la satisfaction sur le lieu de travail et l’intégration des employés dans l’entreprise.

Capitaliser sur la force du numérique

L’avènement de l’ère du numérique, la transition démographique et la mondialisation accroissent les pressions subies par les entreprises et elles sont peu nombreuses à entrevoir les opportunités et le potentiel de ces transformations. En effet, loin de les interpréter comme un renouveau de l’entreprise, beaucoup de managers ont le sentiment d’être face à un monstre menaçant qui les prend à la gorge.

Cette perception bloque toute innovation et favorise le conservatisme et la préservation du Status quo :

  • Ainsi, en France, les évaluations de performances ne sont effectuées en continu que dans 29% des entreprises interrogées, et 49% d’entre elles se contentent d’une seule évaluation par an.
  • 43% des entreprises françaises offrent régulièrement ou continuellement des formations internes destinées aux salariés, contre 56 % entre une et deux fois par an. En Allemagne, elles sont 49% à la faire régulièrement ou continuellement, contre 48% entre une et deux fois par an.
  • Enfin, 49% des salariés français ne considèrent pas leur supérieur hiérarchique comme un « visionnaire » et 37% pensent qu’il n’est pas « engagé ».

A l’évidence, les répercussions sont négatives sur la satisfaction des salariés. Ainsi, encore 31% des salariés français d’entreprises privées déclarent ne pas aimer leur entreprise et ce chiffre grimpe à 45% dans l’administration.

Il ne s’agit plus de bien négocier le virage du numérique, mais plutôt d’en tirer le meilleur profit. Car rien ne démotive plus les employés que de devoir assimiler à grand peine des nouvelles technologies si c’est pour aboutir à une désorganisation, qui génère de la confusion au lieu de rassurer. Et le progrès devient alors, aux yeux de beaucoup d’entrepreneurs, une expérience dont on aurait perdu le contrôle, à l’instar de celle du Docteur Frankenstein. Après tout, notre époque a des bons côtés et des mauvais côtés, tout comme dans le roman L'Étrange Affaire du Dr Jekyll et de M. Hyde.

Mais c’est une autre histoire.

 

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