Mon bureau de demain : décloisonné, « fun », modulaire et partagé
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Mon bureau de demain : décloisonné, « fun », modulaire et partagé

Future of Work

Mon bureau de demain : décloisonné, « fun », modulaire et partagé

March 16, 2016 Corinne Bidallier

L’open space a longtemps concentré toutes les critiques. Bruyant, aseptisé, il plomberait la capacité de concentration de salariés « collés-serrés ». Bonne nouvelle, demain, tout va changer. Loin de « Playtime » de Jacques Tati, avec ses enfilades de carrés aux allures de fourmilières, le bureau du futur sera plus convivial, humain et élégant. Un bureau « comme à la maison » où il fait bon travailler, mais aussi se détendre et échanger.

A la faveur du déménagement de leurs sièges sociaux, nombre d’entreprises repensent leur espace pour le rendre plus agréable à vivre. Les tours impersonnelles avec leurs longs corridors à la « Shinning » – souvent surnommés « couloirs de la mort » par les salariés ! – s’aplanissent et se transforment en lieux de vie. Dans la Silicon Valley, véritable laboratoire RH, les start-up californiennes plébiscitent le « fun factor », c’est-à-dire le plaisir, voire l’amusement, au travail. Un concept où le bureau n’est plus simplement un lieu de création et de réflexion, mais aussi un endroit où il fait bon cogiter dans un canapé ou allongé sur une méridienne, discuter sur une balançoire ou faire un billard entre deux présentations Powerpoint. Google, Facebook et Apple en sont les meilleurs ambassadeurs.  

En France, Steelcase, le Campus Evergreen du Crédit Agricole, Orange ou encore Siemens ont aussi réinventé leurs locaux. Mobiliers design, couleurs chaudes ou acidulées, espaces détente, lumières tamisées… Travailler ne doit plus être un ensemble de tâches effectuées dans des endroits grisâtres. Les architectes parlent de « happy zoning » pour décrire ces nouvelles tendances où « le vivre ensemble » s’impose. Contraintes de limiter les m² pour faire des économies face à l’inflation des loyers, les entreprises réaménagent des espaces moins grands où le collectif prend le pas sur l’individuel. Les salariés deviennent « sans bureau fixe ». Chacun se connecte où il veut –ou peut ! – le matin en arrivant. On appelle cela le « desk sharing » ou le « free seating ». Arthur Andersen l’avait popularisé dans les années 90. Aujourd’hui cantonnés aux métiers les moins sédentaires, il pourrait demain s’étendre à tous les salariés.

Pour compenser ce « collectivisme » à marche forcée, des « silent zones » font leur apparition. Bulles invitant à la concentration et au lâcher prise, elles permettent à chacun de s’isoler pour lire un dossier sans être dérangé par les bruits de son voisin ou de téléphoner sans se faire fusiller du regard par tout l’open space. Alcôves, paravents, ou même cellule de repos comme le futuriste Calm Space, mon bureau de demain sera donc à géométrie variable en fonction des humeurs et envies de la journée. Innovant car truffé de modes de connexion, équipé de roulettes pour être déplacé et improviser une réunion à plusieurs, on pourra travailler à la fois debout ou assis, de partout et de nulle part : à la cantine, à la cafétéria ou dans un couloir grâce au wifi présent à tous les étages. Alain d’Iribarne, directeur de recherches au CNRS et président du conseil scientifique d’Actineo, le résume parfaitement : « Nous assistons à une déconstruction totale du modèle standard au profit d’une organisation en réseau. C’est l’entreprise élargie. »

Le travail collaboratif pousse au décloisonnement. Pour gagner en efficacité et en performance, l’information doit circuler, s’échanger et se confronter au débat d’idées. Les espaces tertiaires épousent donc cette nouvelle donne. L’économie du partage ne bouleverse pas uniquement la façon de faire du business. Elle pousse aussi à être plus innovant dans nos modes de travail. L’explosion du coworking et des immeubles de proximité pour rassembler des salariés dont les domiciles sont proches, illustre bien ce mouvement. On n’est plus propriétaire de son bureau qui lui-même ne se réduit plus à une table et un fauteuil. Pas toujours simple à faire passer à des collaborateurs qui ont un attachement fort à leur espace de travail. Pour 94 % d’entre eux, l’aménagement des locaux est un facteur de bien être, selon un sondage de l’Observatoire Actineo. 92 % estiment qu’ils sont sources d’efficacité, et 88 % de motivation. On le personnalise avec des photos des enfants ou des dessins, on se l’approprie et on le partage avec d’autres. Au contraire, ne plus avoir de bureau « personnel », peut être vécu difficilement en interne.

C’est pourquoi celles qui ont abattu les cloisons et misé sur la modularité, se sont appuyées sur d’intenses programmes de communication pour ne pas perturber les équipes et expliquer les objectifs poursuivis. Indispensable pour garder la motivation de chacun. Et ne pas faire de l’avenir un cauchemar.

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