Automatisation de l’emploi : faut-il se protéger des robots ?
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Automatisation de l’emploi : faut-il se protéger des robots ?

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Automatisation de l’emploi : faut-il se protéger des robots ?

December 17, 2018 Geoffroy De Lestrange

2,1 millions. C’est le nombre d’emplois en voie de disparition, selon une étude de l’Institut Sapiens. L’automatisation y aurait sa part de responsabilité. Ainsi, sur la toile, le bilan tiré n’est guère plus positif. « Destruction », « perte d’emploi », « robots » … ce sont les mentions qui ressortent le plus souvent lorsque l’on parle d’elle. Faut-il voir dans l’automatisation de l’emploi un mauvais présage ? Si les mots qui la qualifient font, pour l’heure, peur, on espère voir dans cette industrie du futur une opportunité pour l’économie française.

Dernièrement, l’entreprise Zalando a remplacé 250 employés de son service marketing par des systèmes basés sur des algorithmes d’Intelligence Artificielle (IA). En creux, c’est le futur du travail qui est en jeu. Celui-ci repose en effet en partie sur l’automatisation et la digitalisation des processus qui l’accompagne.

Mais la mutation vers l’automatisation va-t-elle toucher tout le monde ?  Si dans l’imaginaire elle effraie, son impact sur l’emploi est en réalité lui discutable. Il faut la relativiser puisqu’elle n’atteint pas plus de 5% des métiers, d’après l’étude annuelle publiée par McKinsey. Ce sont les tâches quotidiennes et répétitives qui sont les plus amenées à disparaitre, précise le rapport. Autre point clé : toujours selon McKinsey, certains secteurs vont être plus touchés que d’autres comme le secteur industriel (60% des activités concernées), le secteur hôtelier (75%) ou encore celui de la vente (50%). Mais encore, selon les experts, parmi les avancées économiques de l’automatisation, on relève une forte croissance pour les entreprises, et un gain de productivité pour les collaborateurs désormais davantage concentrés sur des missions stratégiques, sur le long terme. Au final, le tableau n’est pas si noir.

Si l’étude donne à voir le potentiel de l’automatisation sur l’emploi, elle ne prend pas en compte le facteur clé « coût-bénéfice » d’un métier. En effet, les tâches quotidiennes d’un comptable par exemple, peuvent être allégées par la mise en place de technologies. A contrario, celles d’un chef cuisiner sont mécaniquement plus complexes à reproduire. De fait, les métiers impliquant le traitement et la collecte de données sont plus susceptibles d’être touchés par l’automatisation.

L’automatisation du travail fascine comme elle inquiète. Dans les deux cas, elle bouleverse le secteur de l’emploi. Mais sans pour autant le déposséder de l’expertise humaine quand c’est nécessaire. Les métiers ainsi impliquant des « soft skills » comme la relation-client, l’intelligence émotionnelle, ou le leadership échappent à l’automatisation. L’objectif : redonner du pouvoir aux collaborateurs en les impliquant dans l’amélioration des compétences humaines et le développement économique des industries.

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Associate Director Product Marketing EMEA at Cornerstone OnDemand

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